0/ La fresque de Bourges
Bourges en
1400
1/ La maison de naissance
avec Pierre
Cur
2/ Eglise Notre Dame
voisine des
Coeur et Bacquelier
3/ Musée du Berry (de Varye)
épouse
de Guillaume de Varye
4/ Bas du palais Jacques Cur
épouse
de Colin de Picart
5/ Le quartier de Jacques Cur (à
20 ans)
la voisine
de Jacques et Macée.
6/ Maison de Macée de Léodepart
Macée
de Léodepart
7/ Palais du duc Jean de Berry
Perrette
Coeur la fille de Jacques.
8/ Cathédrale, Jacques et Jean Cur
Jacob de
Littemont, auteur du vitrail de l'Annonciation.
9/ Place Georges Sand
Marguerite
La Touroulde.
10/ rue Coursarlon
11 /Saint Aoustrillet.
12/ Palais Jacques Cur
Macée
de Léodepart
Bourges en 1400
" Bienvenue dans
le Royaume de France en 1400 ou de ce qu'il en reste.
Car nous sommes en pleine guerre de 100 ans, elle a commencé
en 1340, et nous sommes en partie occupée, avec en 1415
la lourde défaite d'Azincourt.
Notre pays est ravagé
par des troupes régulières mais aussi par des brigands
et autres écorcheurs, c'est une guerre franco-anglaise
auxquelles se superposent des famines et à des épidémies
comme la peste.
Bourges deviendra capitale
de la France vers 1418 lorsque le Dauphin doit quitter Paris
pour se réfugier à Bourges. Et il deviendra "
le petit Roi de Bourges ".
Jacques Coeur fête
donc ses 18 ans dans un pays où il ne fait trop bon vivre.
"
L'Histoire de Jacques Coeur en quelques
mots
Jacques Cur est né à
Bourges en 1400 où son père exerçait la
profession de marchand pelletier. Il passe son enfance dans le
quartier de la rue des toiles, au pied du rempart et pas loin
du Palais du duc Jean. Très jeune, il gère un des
douze changes de la ville.
Jacques Cur devient un commerçant à une échelle
beaucoup plus ample que ses concurrents de l'époque. Marchand
mais aussi banquier, armateur, industriel, maître de mines
dans le Forez, il est le contemporain de Jeanne d'Arc, de Gilles
de Rais, et le confident d'Agnès Sorel.
Il conçoit des routes, installe des comptoirs pour faire
" commerce avec les infidèles ", créé
une flotte de navires. Ses galées, et le négoce
avec le Levant devint plus que prospère.
Il est un " manager " d'une grande modernité,
à la fois Receveur des taxes sur le sel, Commissaire aux
Etats du Languedoc, maître des Monnaies et Argentier du
Roi.
Il tisse un réseau commercial de toute première
importance, avec Montpellier, puis Lyon, Avignon, Limoges, Rouen
et Paris.
Comme l'écrivent ses biographes, " Il fut créateur,
sans le savoir, des sociétés multinationales et
des entreprises à succursales multiples, il réussit
à stopper la dévaluation de la monnaie ".
Il fut un génial administrateur et un diplomate dans des
situations délicates, fréquentant les rois, les
princes et les papes.
Jacques Cur est anobli en 1441, et deux ans plus tard,
il acquiert un terrain, pour y construire une " grant'maison
", ce que nous appelons le Palais
En 1450, le Palais est presque terminé. Jacques Cur
est arrêté sur l'ordre du roi Charles VII le 31
juillet 1451. Il est emprisonné pour une dizaine de motifs
plus ou moins sérieux. Mais à l'époque on
ne badine pas avec les aveux. Torturé et soumis à
la question il avoue tout ce que veulent ses détracteurs,
et il est condamné le 23 mai 1453.
Il va finir sa vie aventureuse comme dans un roman de cape et
d'épée. Il s'évade de sa prison, rejoint
Rome et le Pape, affrète une flotte au nom de son illustre
hôte, et s'en va combattre les infidèles. Il meurt
le 25 novembre 1456 dans l'île de Chio, sans doute lors
d'un combat naval avec les Turcs.
La fresque de Bourges au 17 de la rue Jean Jaurès
Mesdames et messieurs, bienvenue sur les
pas de Jacques Coeur dans sa ville natale, nous allons parcourir
des rues anciennes avec, de temps à autre un arrêt
devant un lieu, un monument une rue qui eut de l'importance pour
l'argentier de Charles VII.
Pour aller plus loin, les Amis de Jacques
Coeur vous remettront dans le XV ième siècle.
Une citation pour commencer :
"Qui voudrait tout connaître de Jacques Cur,
de l'homme et de sa vie, serait vite déçu à
considérer le peu que nous pouvons savoir.
Sa nature, son caractère, ses façons d'être,
tout nous échappe". Ecrit Jacques Heers.
Nous sommes devant une fresque monumentale
qui est due à Patrice Pellerin, un auteur et dessinateur
de bandes dessinées.
La ville de Bourges avait depuis longtemps, sous l'influence
de l'adjoint à la culture Philippe Gitton, le souhait
de créer une fresque murale mettant en valeur son patrimoine
et son histoire.
Elle représente l'entrée dans la ville de Bourges
de Charles VII avec à ses côtés Jacques Coeur
sur 11 mètres par 7,5 mètres, une palette de 20
couleurs et 80 litres de peinture ont été nécessaires.
C'est l'entrée de Jacques Coeur
dans Bourges avec Charles VII. Une belle image qui n'a rien d'historique
mais qui rappelle que ces 2 personnages ont été
à Bourges très importants au XV ième siècle.
C'est la société Cité
Création de Lyon qui a été choisie pour
cette réalisation et c'est donc Patrice Pellerin, grand
nom de la BD qui fit le dessin.
Tout a commencé ensuite en atelier avec une maquette au
1/10 , avec un quadrillage de 2 mètres par 1 et une projection
carré par carré, avant d'aller sur le terrain et
le mur.
Techniquement ce ne fut pas simple, le mur a été
pré-enduit, une couche d'accroche apposée suivie
d'une couche de finition acrylique.
Cette fresque est due à Elodie et Leatitia de Cité
Création, des spécialistes lyonnais de ce type
de peinture. Comme Lyon ou Roanne. ce sont des jeunes femmes
qui ont effectivement peint le mur, avec un échafaudage
situé à 10 ou 15 mètres de hauteur pour
reproduire l'illustration à l'échelle.
L'inauguration s'est déroulée le samedi 21 novembre
2010.
Cette fresque est magnifique, mais ne correspond
pas à la réalité, Jacques Coeur et son roi
ne sont jamais entrés ainsi dans Bourges, on connaît
deux entrées de Jacques Coeur aussi solennelles, l'une
dans Rome, lors d'une ambassade, l'autre à Rouen après
une victoire sur les anglais.
Traverser l'avenue Jean Jaurès
et prendre la rue de Parerie
1/ La maison de naissance de Jacques
Coeur
Nous sommes au N° 13 de la rue Parerie
et c'est ici que va naître Jacques Coeur.
En effet, jusqu'à ces dernières
années, beaucoup d'inconnues subsistaient sur la date
et le lieu de naissance de Jacques Cur. Il était
né à Saint Pourçain ou à Bourges,
parfois même à Montpellier! et même à
Bourges sa maison de naissance qui fait l'objet d'une belle plaque
commémorative que nous verrons tout à l'heure.
Les travaux de Monsieur Jean Yves Ribault sur ces sujets permettent
d'améliorer notre connaissance .
Son père Pierre Cur, était
originaire de Saint-Pourçain, et il s'installe à
Bourges, comme marchand pelletier. Bourges est alors une ville
importante dans laquelle le commerce est florissant. Ce devait
être avant 1400, probablement vers 1392/98, sous l'influence
de la cour du duc Jean de Berry.
Pierre Coeur va épouser la veuve
d'un boucher, Jean Bacquelier, mort récemment, sans doute
entre 1395 et 1400.
Cette veuve dont on ignore le prénom avait eu un enfant,
Jean Bacquelier, fils de son père Jean, et né vers
1395 et mort, là, c'est une certitude en 1475, comme chanoine.
C'est à dire à 80 ans.
Pierre Coeur le père
de Jacques
" Mon nom est Pierre
Cur, je suis originaire de Saint-Pourçain, et je
me suis installé à Bourges, comme marchand pelletier
à la fin du siècle dernier.
Bourges est alors une
ville importante dans laquelle le commerce est florissant sous
l'influence de la cour du duc Jean de Berry. Ce devait être
avant 1400, probablement vers 1392.
Je vais épouser
la veuve d'un boucher, Jean Bacquelier, mort récemment,
sans doute entre 1395 et 1400, vous savez, moi les dates.
Cette belle et joyeuse
veuve avait eu un enfant, Jean Bacquelier, fils de son père
Jean, et né vers 1395 et comme me le dira sa mère,
nous en ferons un chanoine.
Et donc avec la veuve
Bacquelier nous auront des enfants, deux fils, Jacques, né
en 1400 et tout petit j'ai pensé qu'il deviendrait un
grand homme.
Et puis Jacques Cur, ça sonne bien et une autre
fils Nicolas Cur né vers 1403 et qui sera chanoine.
Nous aurons aussi une
fille, Perrette qui va se marier plus tard avec un Jean Bochetel.
"
Les bouchers formaient une corporation
riche et renommée au Moyen Âge.
Donc, la veuve Bacquelier se marie avec Pierre Cur, et
ils ont deux fils, Jacques, né en 1400 c'est notre Jacques
Cur et Nicolas Cur né vers 1403 et qui sera
chanoine. Et aussi une fille, Perrette qui va se marier avec
un Jean Bochetel.
On a aussi pensé que Pierre Coeur
avait épousé la fille de Jean Bacquelier, mais
avec la naissance du chanoine, ça ne cadrait pas. Marié
à une veuve, c'est beaucoup plus crédible.
Pierre Cur possédant une maison,
en 1408, rue de la Parerie, et "sise près des étuves
de Montmarault", au bord de l'Yévrette.
L'Yévrette est une rivière sans doute artificielle
mais les récentes recherche sur le site Avaricum sont
moins affirmatives. Cette rivière partait de la rue Charlet,
boulevard Chanzy et passait rue Mirebeau, puis en bordure de
l'Hôtel Dieu et allait se jeter dans l'Yèvre vers
la place Rabelais actuelle, on trouve cette rivière sur
le plan de Nicolas de Fer. Aujourd'hui, cette rivière
est busée et sa sortie se fait en face du centre Leclerc.
De plus, on retrouve cette même maison,
dans un texte de 1409, comme ayant appartenu aux héritiers
de "feu Jean Bacquelier".
Cette maison natale aurait été
détruite lors du grand incendie de 1487. Il est vrai que
cette fois l'incendie de la Madeleine a détruit le quartier.
Le petit Jacques Coeur va passer les dix
premières années de sa vie en ce lieu, et c'est
sans doute pour le travail du père, car le travail des
peaux nécessitait beaucoup d'eau et au bord de l'Yèvrette,
c'était l'idéal.
Jacques Cur est donc né ici,
au bord de l'Yèvrette à côté de l'Eglise
Notre Dame (qui s'appelait Saint Pierre le Marché et vers
laquelle nous allons nous diriger.
C'est une très forte probabilité,
et aujourd'hui nous n'avons pas beaucoup d'autres solutions.
Prendre la petite rue Notre Dame appelée
autrefois, à la Révolution rue Minerve.
2/ Eglise Notre Dame (ex Eglise St Pierre le Marché)
Cette Eglise Notre Dame actuelle est construite
une première fois en 1157, par des chanoines réguliers
de Saint Augustin, elle s'appelle alors " Saint Pierre et
Saint Paul le Marché ". Le nom marché provient
d'un marché aux pourceaux. Les spécialistes ne
sont pas d'accord sur les dates de la construction de cette église
(entre 1157 et 1487).
Ce fut donc l'Eglise de Jacques Cur
et de sa famille, ils habitaient à 50 mètres de
celle-ci, rue de Parerie. On imagine le jeune Jacques assistant
aux messes et vêpres
. Car la famille était
très chrétienne.
Ainsi son frère Nicolas sera chanoine et deux des fils
de Jacques Coeur entreront dans les ordres, nous en reparlerons.
Il fut aussi l'ami de plusieurs papes. Nicolas V et Calixte 3.
L'église Notre
Dame
Ici, dans cette Eglise
qui est celle de Jacques Cur et de sa famille, ils habitaient
à 50 mètres de celle-ci, rue de Parerie. J'étais
leur voisine aux Coeur et aux Bacquelier.
Ils vivaient bien, ils
étaient dans la corporation des bouchers, par dame Bacquelier
et ils tenaient le haut du pavé.
Je me souviens du jeune
Jacques qui venait avec ses copains et copines jouer dans les
recoins de cette église de la paroisse, car ils n'allaient
pas dans la grande église, celle des chanoines. Ils passaient
là au moins dix fois par jour.
Il y avait beaucoup
de messes, de vêpres
. Car la famille était
très chrétienne, et aussi des processions autour
de l'église pour que Dieu fasse enfin la pluie lorsqu'il
n'y avait pas eu d'eau pendant longtemps.
Comme d'autres monuments et une grande
partie de la cité, l'église est détruite
lors du grand incendie de la Madeleine au mois de juillet 1487.
C'est donc au XVI ième siècle, vers 1520 qu'elle
est reconstruite, la nef ayant été allongée
d'une cinquième travée et selon une tradition non
vérifiée au plan de l'histoire, et ce serait l'architecte
local Guillaume Pelvoysin qui construisit la tour nord.
Au XVII ième siècle, l'entrée latérale
située au sud est restaurée dans le style du moment,
c'est à dire avec des colonnes corinthiennes qui donnent
une petite note classique. mais le 27 mai 1562, lors de l'entrée
dans Bourges des Huguenots, elles est à nouveau pillée
par les soudards du comte de Montgomery.
La tour est haute de 37 mètres jusqu'à la balustrade,
et l'on remarque des traces d'éclats, sans doute, selon
M. Jenny, des restes des guerres de religion, ou par les anti
cléricaux du XIX ème siècle.
Après avoir servi de dépôt de salpêtre
puis de magasin de foin pendant la Révolution, elle est
rendue au culte et prend en 1803 le vocable de Notre Dame.
L'intérieur de l'église comprend
quelques trésors du patrimoine local. A titre d'exemple,
un bénitier fleurdelisé en marbre blanc du XVI
ième est très beau. Il vient peut être de
la Sainte Chapelle de Bourges Une inscription datée de
1507 est tirée du " Roman de la Rose " : "Tout
se passe et rian ne dure ne ferme choze tant soit dure "
ce qui signifie " tout se passe et rien ne dure, pas même
une chose si dure soit-elle ". Ce bénitier de style
Renaissance italienne est classé depuis 1892, c'est dire
sa valeur.
Un autre bénitier du XVI ième siècle est
décoré de coquilles.
Quant à l'autel, il est consacré à Sainte
Jeanne de France, fille de Louis XI, femme de Louis XII, elle
fut duchesse du Berry et fonda en 1502 l'Ordre des Annonciades
dont la chapelle est située rue du 95 ième de ligne.
Cette église comprend de remarquables vitraux de la fin
du XV ième siècle, en particulier celui consacré
à Saint-Jean-Baptiste en huit tableaux. Sur le plan pictural,
un tableau du XVII siècle de Valentin de Boulogne, un
disciple du Caravage représente une descente de croix.
Cette église ne possède pas de transept, elle se
compose d'une nef avec 4 travées et elle s'achève
par un chevet à pan coupé.
Elle appartient à la ville, et elle est actuellement en
travaux et il faudra bien 20 ans pour le remettre en état.
Et surtout trouver un mécène comme Jacques Coeur
pour trouve rl'argent.
Prendre la rue Cambournac, puis à
gauche vers la place Planchat en direction de la rue des Arènes.
Je signale que Jacques Coeur possédait une maison dans
la rue Saint-Sulpice et plus anciennement rue Montchevrye qui
est la rue Gambon actuelle, elle était située à
5 maisons après la rue des 3 Pommes, juste en face de
l'Hôtel Dieu. La maison de la Reine Blanche date de 1488.
3/ Musée du Berry ( façade
de la famille de Varye)
Nous sommes devant le musée du Berry,
mais celui-ci, appelé Hôtel Cujas, est construit
par un marchand et il date du début du XVI ème
siècle : la date de fin de construction de cet Hôtel
ne peut échapper à personne dans notre pays, puisqu'il
fut terminé en 1515 !
C'est un riche marchand venu d'Italie,
Durand Salvi qui fit construire ce bâtiment. Cet homme
était le principal fournisseur d'étoffes des "
Grands " qui passaient à Bourges. En 1506, il habillera
le roi Louis XII et sa femme Anne de Bretagne.
Pourtant, Durand Salvi ne donnera pas son nom à l'édifice,
il prendra assez vite le nom de Cujas, ce dernier l'achète
en 1585 et comme il était un des grands juristes européens,
l'hôtel se nommera dès lors Hôtel Cujas.
Quelle relation avec Jacques Coeur, mort
en 1456 et ce lieu ?
A l'angle de la rue Coursarlon et de la
rue Porte Jaune, il y avait dans l'angle sud-est, l'Hôtel
particulier de la famille de Varye. Nous y passerons tout à
l'heure.
Guillaume de Varye fut à la fois le premier collaborateur
de Jacques Cur et aussi son ami. C'était son directeur
fiancier.
Sauf
le décors de la façade qui a été
transporté ici devant le musée du Berry et c'est
assez récent.
Guillaume de Varye
Comme toutes les épouses
de ces facteurs de Jacques Coeur , j'attends mon mari, Guillaume.
Guillaume de Varye,
mon homme, est à la fois le premier collaborateur de Jacques
Cur et aussi son ami.
Entre 1444 et 1449,
le grand Jacques Cur qui ne peut pas être partout
va essayer de nouer des liens commerciaux avec l'Angleterre,
pendant la trêve de Tours et mon Guillaume, pour le compte
de l'argentier du roi, à qui il ne refuse rien, achète
du cuir, des draps et de la laine en Ecosse, une partie va à
La Rochelle, une autre passe par Bruges.
Regardez, j'ai ici le
dernier billet à ordre, mon Guillaume s'étant fait
livrer des draps de Londres en février 1449, en vue de
faire du commerce.
J'ai essayé ces draps la semaine dernière ...
C'est au début des années
1930 que la façade de cet Hôtel de Varye, situé
à l'angle de la rue Porte Jaune et Coursarlon va faire
l'objet de longues discussions afin de savoir ce qu'il faut faire
de cette façade magnifique alors que le reste de l'Hôtel
était démoli.
Il ne restait que peu de choses de ce lieu alors qu'il était
occupé par l'entreprise Tessiot.
En fait, cette façade avait été
démolie pierre par pierre en 1899, et le conseil municipal
30 ans plus tard ne savait pas qu'en faire. Toutes les pierres
avaient démontées, classées et numérotée
et mis dans les réserves du musée du Berry, en
attendant de trouver un lieu. Il y avait par ailleurs de magnifiques
sculptures datant du Moyen Äge, plus précisément
du XV ième siècle.
Dans un premier temps, la reconstruction fut envisagée
place Cujas, c'était au cours de la séance du conseil
municipal du 8 novembre 1926.
Et c'est dans le cadre de l'extension du musée du Berry,
place Planchat que cette façade sera implantée
dans les années suivantes. On peut aujourd'hui admirer
cette façade de l'Hôtel de Varye.
Entre 1444 et 1449, Jacques Cur va
essayer de nouer des liens commerciaux avec l'Angleterre, pendant
la trêve de Tours et Guillaume de Varye, pour le compte
de Jacques Cur achète du cuir, des draps et de la
laine en Ecosse, une partie va à La Rochelle, une autre
passe par Bruges.
Guillaume de Varye s'était fait livrer des draps de Londres
en février 1449, en vue de faire du commerce.
Guillaume de Varye, fut longtemps l'agent de l'argentier à
Genève. Dans ces opérations lyonnaises, il ne semble
pas créer d'affaire personnelle: il soutient plutôt
des affaires existantes, auxquelles il rend de la vitalité,
et participe à leurs bénéfices. Il est plutôt
un banquier d'affaires.
Poursuivre par la rue des Arènes
vers la place Berry.
4/ Bas du palais Jacques Cur
Et nous passons dans le bas de la ville,
nous sommes ici dans les fossés de la ville, à
quelques pas des arènes gallo-romaines qui existaient
à l'époque de Jacques Cur.
Ce palais que nous reverrons en fin de
visite, imaginez qu'il n'y avait que des tours et des remparts
gallo-romains.
Jacques Coeur en 1443 achète une parcelle sur le rempart
gallo romain, appelé " le fief de la Chaussée
" d'une superficie de 5000 mètres carrés.
Le propriétaire étant alors Jean Belin, qui était
l'héritier du premier trésorier de la Sainte Chapelle,
et le prix est de 1200 écus d'or.
Le nom de La Chaussée était celui de propriétaires
antérieurs, et hormis les tours, on ne sait pas ce qu'il
y avait sur cette parcelle.
Colin le Picart
Le nom de ma famille
aurait du devenir célèbre, car c'est mon homme
à Bourges, qui a construit cette Grand Maison, avec aussi
son ami Jean de Blois.
Pour cette construction
Jacques Cur qui avait beaucoup d'écus, en or et
en argent avait mis en place une organisation importante, car
visiblement, il n'était pas très présent
à Bourges. Macée son épouse me l'avait dit
et elle s'en plaignait.
Par contre il savait
choisir ses collaborateurs, sur ses bateaux comme dans ses comptoirs,
et pour la construction de la Grand'maison, il fit de même.
La maîtrise d'ouvrage
est assurée par mon homme Et deux " hommes du Grand
Jacques " participent aux finances de la construction, c'est
Pierre Jobert et Jacquelin Collet, aidé à partir
de 1447 de Guillot Trépan.
L'Argentier du roi va
recruter des équipes formée de gens d'expérience
qui avaient travaillé à la construction du palais
du duc Jean de Berry.
Le bois viendra de la forêt de Blois, mais aussi des terres
d'Aubigny, alors que les pierres, proviennent de Vallenay, Saint
Florent et bien entendu de Charly pour les pierres sculptées.
Jacques Coeur fait donc construire une
bâtisse avec une partie pour l'habitation mais il y a une
dénivellation de près de 6 mètres entre
le haut et le bas de son terrain.
Il fait donc une partie de type forteresse moyenâgeuse
en réutilisant des tous, trois tours qui existent encore
et une grande partie des pierres du rempart sont, comme souvent
à Bourges, démontées et remise sur d'autres
murs de ce qui sera la Grand'Maison de monseigneur l'Argentier.
On ne sait pas qui a construit la cathédrale
de Bourges, et les grandes cathédrales de France en général,
c'est beau l'anonymat du Moyen Âge ! A Bourges, on sait
qui a construit son Palais. Pour cet édifice Jacques Cur
avait mis en place une organisation importante, car visiblement,
il n'était pas très présent à Bourges.
Par contre il savait choisir ses collaborateurs, sur ses bateaux
comme dans ses comptoirs, et pour la construction de la Grand'maison,
il fit de même.
La maîtrise d'ouvrage est assurée par deux "hommes
à lui", Pierre Jobert et Jacquelin Collet, aidé
à partir de 1447 de Guillot Trépan.
La maîtrise d'uvre est effectuée
par des équipes formée de gens d'expérience
qui avaient travaillé à la construction du palais
du duc Jean de Berry.
Le bois viendra de la forêt de Blois, mais aussi des terres
d'Aubigny, alors que les pierres, de manière classique
à Bourges proviennent de Vallenay, Saint Florent et bien
entendu de Charly pour les pierres sculptées.
Nous poursuivons notre périple,
avec quelques dates et rappels :
- Jacques Coeur naît en 1400 à
Bourges.
- Il va devenir un marchand, comme son père mais aussi
un homme d'argent comme son beau-père, la famille ça
sert.
- Il est remarqué par le roi Charles VII qui en fait son
Argentier.
- L'Argentier, ce n'est pas un ministre des finances, c'est le
gestionnaire de l'argenterie, une sorte de grand magasin où
se servait la cour et la belle Agnès Sorel.
- Cette Argenterie n'était pas u peu située à
Bourges mais à Tours.
- Très riche, on dit " riche comme Jacques Coeur
" au XV ième siècle.
- Il fait du commerce à grande échelle, il a des
routes, des comptoirs et des navires.
Poursuivre rue des Arènes et
monter par la rue de Linière, l'ex rue Haute et on va
franchir le rempart.
5/ Le quartier et la maison de Jacques
Cur marié
Après avoir habité rue de
la Parerie, au bord de l'Yèvrette, le père de Jacques
Cur déménage en 1409, il va s'installer avec
toute la famille dans ce quartier.
Jacques Cur à son mariage
vers 1420 restera dans ce même quartier, on ne sait pas
trop où. C'est sans doute dans une maison attenante à
celle de son père ou de son beau père, nous le
verrons dans quelques minutes.
Et après son mariage, on ne sait
pas combien de temps après, voici la maison dans laquelle,
il va venir vivre avec son épouse, c'est une maison d'angle.
En effet, Jean-Yves Ribault puis Jacques Heers affirment qu'en
1436, Jacques Coeur a 36 ans, il a une femme, Macée de
Léodeppard et plusieurs enfants. Il habitait dans une
des maisons nouvellement construites, ici à l'angle de
la rue des armuriers et de la rue de Linière, en face
de l'actuelle bibliothèque des 4 Piliers. Mais on ne sait
pas depuis quand......
Il restera dans ce lieu de nombreuses années, jusqu'à
la construction à partir de 1443 de la Grant' maison.
Jacques Coeur a 20 ans
Je suis la voisine d'en
face, je me souviens de ce couple, Jacques et Macée ,
ils sont mariés depuis pas mal de temps, depuis 1420 je
crois.
Et bien c'est ici qu'ils
vont habiter, dans une des maisons nouvellement construites,
ici à l'angle de la rue des armuriers et de la rue de
Linière. Mais je suis incapable de vous dire quand ils
ont déménagé ici.
Il restera dans ce lieu,
avec femme et enfants, il y en aura au moins 6, qui jouaient
avec les miens.
Et puis ils iront dans la grand maison mais pas pour très
longtemps.
Ils jouaient dans tout
le quartier pendant de nombreuses années, jusqu'à
la construction à partir de 1443 de la Grant' maison.
Cette vaste maison, avait été
occupée par un armurier Jean de Galles et les greniers
et maisons attenantes, situées sur l'ancienne abbaye Saint
Hyppolite pouvaient servir à la fois de celliers de forges
et d'entrepôts pour fabriquer des armes.
Cette rue des Armuriers fut en effet le lieu de fabrication d'armements...
une spécialité de Bourges dès le XV ième
siècle.
Jacques Coeur fera venir des armuriers
de Milan, les frères Balsarin et Gasparin de Trèz
et en association avec ces professionnels, il fabriquera et commercialisera
des armes blanches, des harnais et surtout des brigandines, qui
étaient des gilets en velours comportant des lames d'acier
pour protéger le corps. Les écossais de Charles
VII étaient friands de ce type d'équipements.
poursuivre par la rue des Armuriers
l'Ilôt Saint Hippolyte,
Un lieu peu ou mal connu, c'est un ensemble
de maisons, parcelles et cours qui furent la propriété
du chapitre de la Sainte Chapelle. A l'origine, il s'agissait
d'une abbaye de moniale appelée Saint Hippolyte et tout
un quartier lui appartenait, de la place actuelle des 4 Piliers
à l'Eglise Saint Pierre le Guillard, puis Auron et Saint
Fulgent.
La Sainte Chapelle, qui était située
place Marcel Plaisant, hérita de ces possession au début
du XV ième siècle et décida de faire une
opération immobilière et louant ou vendant ces
immeubles par appartement, comme aujourd'hui.
Ce fut l'Ilôt Saint Hypollite et Pierre Coeur quitta les
bords de l'Yévrette pour venir habiter dans ce quartier
situé à moins de 100 mètres de la Sainte
Chapelle et du Palais du duc Jean.
On poursuit vers la rue d'Auron
6/ Maison de Macée de Léodepart et de Pierre
Coeur
Nous voici en haut de la rue du Tambourin
d'Argent et de la rue des Armuriers, avec la célèbre
maison natale de Jacques Cur, rue d'Auron.
Le père Coeur, pelletier, dans ce
lieu, avait acheté ou loué, on n'en sait pas plus,
deux maisons, la première pour faire boutique, et la seconde
pour habiter avec sa petite famille. L'opération se déroula
le 20 juillet 1409, et elle se fit avec Guillaume Bonnet, cordier
de son état.
Que dire de cette maison natale de Jacques
Cur qui dispose d'une belle et grande plaque, largement
photographiée par les touristes ?
Il s'agit d'un faux, que des générations de berruyers
ont colporté. Buhot de Kerser réprouve déjà
en 1883 l'existence de cette maison natale.
Plus proche de nous, Edmont Jongleux, à qui nous devons
beaucoup de textes, écrit dans les années 1930
que dans cette belle maison de la rue d'Auron, naquit Jacques
Cur.
Il semble donc que jusqu'à ces dernières années,
cette maison d'angle, magnifique, et qui fut une pâtisserie
renommée devenue un Pub ait passé longtemps pour
être la maison natale de notre Grand Argentier.
Au Tambourin d'argent
Vous me connaissez,
je suis Macée de Léodepart, je reviens sur ces
lieux où je suis née, et où j'ai rencontré
mon époux Jacques Coeur qui est aujourd'hui en prison.
Nous voici en haut de
la rue du Tambourin d'Argent et de la rue des Armuriers.
J'habitais ici, et en
face la famille Coeur vint s'installer, mon futur mari avait
10 ans environ et nous avons beaucoup joué ensemble.
Et puis, plus grands, il se passa ce qui devait se passer, Jacques
me compta fleurette et nos familles furent d'accord pour nous
marier en 1420.
Nous allons vont vivre
ici, un certain temps dans une de ces 4 maisons et nous allons
nous aimer et donc faire des enfants. Un certain nombre dirons-nous.
Or cette maison, vers 1400 appartenait
à Lambert de Léodepart, un Berruyer d'origine flamande
qui était le prévôt de la ville de Bourges.
Il avait la puissance et les honneurs, ayant un titre très
envié, celui de "valet de chambre du duc de Berry",
une sorte de chef de cabinet comme l'on dirait aujourd'hui.
Sa famille, de Léodepart avait commercé dans le
drap de laine et comme à cette époque, les foires
de Bourges étaient célèbres, il était
venu
et sans doute il était resté sur place.
Il avait en outre épousé la fille du maître
des monnaies de la ville.
Cette maison actuelle date du XVI ème
siècle, elle a été reconstruite nous dit-on
à la suite de l'incendie de 1487. Mais, ce n'est pas si
simple puisqu'une étude de l'Université Populaire
faite en 1987, montre que l'incendie n'a sans doute pas touché
ce secteur. Il reste encore beaucoup d'incertitudes sur la destruction
de la bâtisse.
On peut simplement penser que cette maison de Macée a
été en partie reconstruite au début du XVI
ème siècle avec la récupération des
pierre de la maison d'origine.
D'où vient la confusion de cette
maison et de celle de Jacques Cur ? Sans doute de la présence
du petit Jacques à partir de 1409 dans
. la maison
d'en face.
Il apparaît en effet que si Lambert
de Léodeppart possédait deux maisons, et bien en
face, de manière progressive, Pierre Coeur va louer puis
acheter lui aussi deux maisons. Ainsi, à l'âge de
10 ans, Jacques Coeur jouait ici avec son petit frère
Nicolas, et sa petite voisine, Macée. Ils devaient sans
doute être aussi une ribambelle de gamins ...
Et il se passa ce qui devait se passer, Jacques Coeur devint
amoureux de sa petite copine d'en face et il l'épousa
en 1420.
Jacques et Macée vont vivre ici, dans une de ces 4 maisons
et faire des enfants. Un certain nombre dirons-nous.
Chacun remarquera que cette maison d'angle
qui vend en 2011 des lingeries féminines poursuit une
certaine tradition. En effet, Jacques Coeur dans son Argenterie
proposait à la cour et aux dames qui en étaient,
comme Agnès Sorel, des vêtements, et à voir
les portraits et vêtements de la Dame de Beauté,
des pièces tout aussi coquines que celles qui sont aujourd'hui
dans les vitrines.
Et dans ce quartier vivait une cour argentée, avec au
premier plan, le duc Jean de Berry vers lequel nous allons nous
diriger par la rue des Armuriers puis la rue Jean François
Deniau actuelle.
7/ Palais du duc Jean de Berry
Le duc Jean de Berry, fils du roi Jean
le Bon, fut un constructeur de monuments et de palais. Ce n'était
sans doute pas un grand homme politique, mais dans le domaine
du mécénat, il est le premier à s'être
fait une solide réputation qui est loin d'être usurpée.
Son palais de Mehun-sur-Yèvre fut un joyau de l'époque.
A Bourges, il construisit ce Palais qui porte son nom et dont
il ne reste que peu d'éléments et une Sainte Chapelle
prodigieuse... dont il ne reste rien.
Personnage fabuleux, Jean de Berry avait crée un "
zoo " à Mehun, et il encourageait les artistes et
leur commanda ce chef d'oeuvre : " les Très Riches
Heures du duc de Berry ", le " must " des livres
d'enluminure.
Né en 1340, il meurt en 1416 à l'âge de 76
ans, il avait bien vécu.
Et à la naissance de Jacques Coeur, il a la soixantaine
et c'est avec le père de Jacques Coeur qu'il commerce.
Perrette la fille
Je suis la seule fille
de la famille, et je me prénomme Perrette, je ferai un
beau mariage avec Jacquelin Trousseau en 1447 .
Mon Jacquelin Trousseau
était le fils d'Artault, or cet Artault, viconte de Bourges
était le propriétaire du château de Bois-Sir-Aimé,
qui était le lieu de résidence de Charles VII et
d'Agnès Sorel.
Ce château qui
était en très mauvais état fut réparé
par l'Argentier sur son argent propre.
Après la mort de ma mère, alors que mon père
était dans un trou de basse fosse, et ensuite l mort de
mon père au Levant, je vais entrer comme bonne soeur chez
les Clarisse à Bourges.
Il était composé d'un immense
façade de 180 mètres de long pour l'ensemble de
l'édifice ... Telle était la taille du palais ducal,
commandé à la fin du XIVe siècle par le
fils de Jean II le Bon, le duc Jean de Berry.
Il n'en reste aujourd'hui qu'une petite partie. La Sainte Chapelle
n'existe plus. La construction qui débute en1370 s'appuie
sur les vestiges romains d'Avaricum. Le monument est composé
de trois bâtiments :
- le petit palais, dit "logis du roy" correspondant
à peu près à la préfecture d'aujourd'hui.
- le palais, actuel Conseil général, qui abrite
des reliques dans son trésor
- la Sainte Chapelle.
Le palais s'ouvre par la "galerie du cerf" et comprend
trois salles de réception en enfilade qui mènent
au petit palais.
Charles VII habite ces lieux lors de son séjour à
Bourges à partir de 1418 et nul doute que Jacques Coeur
son argentier venait le voir de temps à autre.
Au XVIIe siècle, l'Intendance de Berry succède
au palais ducal.
A la Révolution, le monument devient "bien national".
Il abrite les archives et (depuis la fin du XVIIe) la prison.
En 1800, les préfectures sont créées. Le
petit palais devient alors officiellement la Préfecture
du Cher.
Il faudra attendre le milieu du XIXe siècle pour que les
crédits nécessaires aux travaux soient votés.
La salle du duc Jean est alors restaurée et accueille
les séances du Conseil général.
Sous le palais, des caves et une fontaine
monumentale gallo-romaine unique en France ont été
mis à jour au XIX ième siècle.
On va prendre la rue de la Cage verte,
elle ne s'est pas toujours appelée ainsi.
Au Moyen Âge, il y avait sur les côtés de
cette rues, entre les maisons et les pavés, des herbes
et surtout, je ne sais pourquoi des orties et les hommes de religions,
curés et chanoines qui logeaient dans des hôtels
à proximité remontaient cette rue et devaient soulever
leurs soutanes ou robes de bures et ils frôlaient les orties,
et cette rue fut appelée la rue " gratte couilles
".
Prenons la rue Gratte Couilles aujourd'hui
rue de la Cage Verte
8/ Cathédrale, Jacques et
Jean Cur
Homme riche, comme Jean de Berry, Jacques
Coeur va apporter sa contribution à la cathédrale
de Bourges, avec plusieurs constructions.
Il faut dire que Jacques Coeur est très
lié à la religion, son demi-frère Jean Bacquelier
était un homme d'église, chanoine de la Sainte
Chapelle de 1460 à 1468.
Le propre frère de Jacques Coeur, Nicolas, sera nommé
lui aussi chanoine de la Sainte Chapelle vers 1437 puis Evêque
de Luçon.
Et puis, le fils, Jean, né en 1421,
qui deviendra archevêque de Bourges, après un bon
coup de pouce de son papa, à la fois en direction du roi
et du pape, son ami.
Ce sera, malgré son jeune âge, un très bon
archevêque. Il meurt en 1483.
Au cours du XV e siècle, on transforma la chapelle de
Sainte Solange et Jacques Coeur fit construire à ses frais
la chapelle symétrique du côté nord du choeur.
l'Annonciation de la chapelle de Jacques
Coeur est un des chefs d'oeuvre de l'art au XV ème siècle.
On retrouve Saint Jacques, en costume de St Jacques de Compostelle,
puis l'ange Gabriel, et la vierge Marie, qui semble méditer,
enfin Sainte Catherine d'Alexandrie, avec la palme, l'épée,
la roue, son martyr. C'est l'attachement de Jacques Cur
à Sainte Catherine d'Alexandrie, reconnue par les alchimistes.
Le vitrail de l'Annonciation
Je suis Jacob de Littemont,
et je viens des Pays Bas, avec des cartons pour le vitrail qui
m'a été commandé par monseigneur l'Argentier
du roi Charles et aussi pour son fils Jean, l'archevêque
de Bourges.
Ce vitrail c'est une
Annonciation de la chapelle du grand Jacques Coeur est un de
mes chefs d'oeuvre de ce siècle.
On retrouve Saint Jacques,
en costume de St Jacques de Compostelle, puis l'ange Gabriel,
et la vierge Marie, qui semble méditer, enfin Sainte Catherine
d'Alexandrie, avec la palme, l'épée, la roue, son
martyr.
C'est l'attachement
de Jacques Cur à Sainte Catherine d'Alexandrie,
reconnue par les alchimistes.
Est-ce celui de Jacques Cur ? Seule, une comparaison avec
d'autres portraits pourrait éclairer ce visage dont les
traits semblent fatigués, torturés.
Il rappelle le visage d'une petite statue
de bois qui était autrefois visible au Musée Languedocien
de Montpellier, demeure de Jacques Cur, actuellement Hôtel
des Trésoriers de France. Cette statue portait la mention
" XVème siècle, trésor de Jacques Cur
" et représentait un homme montrant son cur
mis à nu dans une poitrine déchirée. Il
est dommage que ces deux portraits ne puissent être comparés.
On lui doit aussi la sacristie des chanoines,
offerte par Jacques Coeur, on retrouve les armes du fils Jean
et aussi celles de son prédécesseur Henri d'Avaugour.
Au-dessus, les armes du pape Nicolas V, l'ami de Jacques Coeur.
A l'intérieur on retrouve des vitraux avec les devises
et les lettres mystérieuses RG.
Dans le Chapelle de Jacques Coeur, les statues orantes de trois
membres de la famille Laubespine sont les reste de leur tombeau,
ils furent mis là par Philippe de Buyster. cette famille
ayant acquis le palais de l'Argentier .
La porte d'entrée du portail sud
porte sur les vantaux, R B de Regnault Boisseau et à droite,
on peut lire I (Iacobus qui veut dire Jacques) et deux coeurs
ailés de Jacques Coeur.
On prend le chevet de la cathédrale
puis la rue Molière pour descendre jusque vers la place
George Sand.
9/ Jeanne d'Arc et Jacques Cur
Comme le rapporte Jean Yves Ribault dans
un article fort documenté, la question centrale, c'est
de savoir si ces deux personnages qui vivaient en même
temps autour du roi, et donc à Bourges se sont rencontrés.
Jeanne d'Arc dont la vie "publique"
est extrêmement courte, deux ans pas plus, a passé
de longs moments à Bourges. En particulier au cours de
l'automne et de l'hiver 1429 - 1430.
Nous sommes devant la maison de Marguerite
la Touroulde, qui est l'épouse d'un fonctionnaire des
finances royales, cette dame s'occupa avec beaucoup d'attention
à Jeanne d'Arc, et c'est ici que loge la pucelle.
Jacques Cur a une trentaine d'années,
ce n'est pas un "gamin", mais il n'est que le fils
d'un marchand aisé, et son beau-père est une personnalité
locale importante.
Jeanne d'Arc et La Touroulde
Nous sommes devant ma
maison, oui, je suis Marguerite la Touroulde, et j'avais il y
a longtemps épousé un fonctionnaire des finances
royales,
Je me suis occupé avec beaucoup d'attention à Jeanne
d'Arc, et c'est ici que logea la pucelle.
Vous savez, elle était
très célèbre et chacun de ses déplacements
en ville donnaient lieu à des attroupements. C'était
une intense curiosité, et les femmes apportaient leurs
enfants pour que Jeanne les bénissent.
Des commères
l'assiégeaient pour lui faire toucher leurs patenôtres,
et la jeune fille repoussait tout ce monde, avec un peu d'agacement,
sans doute de colère . Elle répondait assez souvent
d'un "Touchez-les vous-même, ça fera le même
effet".
Sa vie à Bourges
devait lui pesait, elle n'aspirait qu'à poursuivre le
combat et l'inaction ne devait pas être dans son tempérament.
Elle poursuit son uvre
ou son destin en allant sous les murs de La Charité dès
le 24 novembre 1429, mais la ville résiste et Jeanne du
reculer à Noël.
Je ne la reverrai jamais.
Le jeune Jacques Coeur depuis plusieurs
années, sans doute depuis 1427 est associé-gérant
de la Chambre des monnaies de Bourges, une entreprise, semi-publique
et semi-privée. Il frappe monnaie pour le compte du roi
de France.
Jacques Coeur n'est donc pas très
connu en 1429, il est à la veille de devenir un grand
négociant, il a de l'ambition, il a trouvé la faille
entre l'entreprise privée et l'entreprise publique, il
est proche de la réussite sociale.
Dans les rues de Bourges à l'automne 1429, Jeanne d'Arc
qui n'a que 17 ans est déjà une figure de légende.
Le 8 mai 1429, Jeanne d'Arc a fait lever
le siège d'Orléans, redonné confiance à
la France et au Roi, elle a dirigé plusieurs campagnes
guerrières sur les bords de la Loire et enfin, elle a
conduit tout simplement le Roi à Reims pour qu'il soit
couronné le 17 juillet. Un exploit lorsque l'on connaît
l'état de non-sécurité des routes du royaume.
Pourtant l'étoile de la jeune pucelle donne des signes
de faiblesse, le 8 septembre, devant Paris, elle doit reculer
et blessée, elle doit revenir sur l'arrière à
Bourges, un peu contrainte par le Roi.
Jeanne d'Arc pendant plusieurs mois à
Bourges en 1429 et 1430 a certainement rencontré Jacques
Cur, on n'en a aucune trace écrite, mais il faut
savoir que sur Jacques Cur en cette période, on
ne sait pas grand chose.
Jean Yves Ribault affirme "qu'il serait inconcevable de
penser qu'il ne l'a pas croisée, aperçue, connu
son aventure, été attentif à ses faits et
gestes, à ses combats, à sa mission, en un mot
et à sa triste fin dans les mois qui suivirent".
Il apparaît donc fort probable que Jacques Cur, comme
d'autres berruyers ait vu les attroupements et se soit approché
de la jeune fille, sans pour autant l'importuner.
Mais une rencontre formelle entre Jacques
Cur et Jeanne d'Arc parlant de Charles VII, au pied de
la cathédrale Saint Etienne a du être un grand moment,
s'il s'est produit.
Quant à Marguerite, elle va assister
et parler lors du second procès, et elle confirmera que
la petite était pucelle, puisqu'elles couchaient souvent
dans le même lit.
Nous poursuivons par la rue de l'Hôtel
Lallemant
Puis par la rue Coursarlon.
10/ rue Coursarlon
A l'angle de la rue Coursarlon et de la
rue Porte Jaune, (angle sud-est) se trouvait l'hôtel particulier
de la famille de Varye, l'ami et le collaborateur de Jacques
Coeur
Il y avait en cet emplacement un magnifique hôtel, lequel
fut détruit.
Il ne reste rien de cet hôtel mais vous connaissez la façade,
elle fut démontée et remontée plus loin
place Planchat, en bordure du musée du Berry où
cette façade existe encore.
Un peu plus haut, près de la rue
Moyenne, un hôtel qui fut celui de la famille de Gouge
de Charpaigne. et c'est ici qu'au XV ème siècle,
se trouvait la chambre des Monnaies de Bourges. C'est ici que
se familiarisa Jacques Coeur auprès de son associé
Ravan le Danois, aux monnaies et à l'argent.
Il y a dans ces sous sols, des caves et autres galeries souterraines,
peut être que Jacques Coeur chercher en ce lieu la pierre
philosophale, mais ceci n'est qu'une légende.
Il fit ici la fabrication de pièces
d'or et dans cet exercice difficile et risqué Jacques
Coeur fut condamne pour fraude, il faudra attendre 1429 pour
que le roi Charles VII l'amnistia.
Jacques Coeur frappe monnaie ici avec ses
associés, c'est son premier métier .Il gardera
cette fonction une dizaine d'années, et en 1429 il est
empêtré dans des "affaires", c'est à
dire qu'il a été accusé de fabriquer de
la fausse monnaie, en réalité, comme d'autres,
il ne devait pas mettre le bon poids d'or ou d'argent, c'était
"de la monnaie de mauvais aloi".
Il recevra finalement une lettre de pardon du roi le 6 décembre
1429. A l'époque de Jeanne d'Arc.
C'est ce même hiver 1429 / 1430 qu'il
forme, sentant peut-être que son avenir dans les monnaies
soit compromis, il forma avec les frères Godard une société
qui se fixait semble-t-il pour but de proposer des marchandises
de tous ordre à la cour du roi, au Dauphin et au Roi lui-même.
Ravan le Danois
Je suis l'associé
de Jacques Coeur, mon nom est Ravan le Danois, et je frappe monnaie
ici avec d'autres associés, c'est le premier métier
de monseigneur l'Argentier.
Il gardera cette fonction
une dizaine d'années, et en 1429 il est empêtré
dans des "affaires", c'est à dire qu'il a été
accusé de fabriquer de la fausse monnaie, en réalité,
comme d'autres, il ne devait pas mettre le bon poids d'or ou
d'argent, c'était "de la monnaie de mauvais aloi".
C'est ce même hiver 1429 / 1430 qu'il forme, sentant peut-être
que son avenir dans les monnaies soit compromis, il forma avec
les frères Godard une société qui se fixait
semble-t-il pour but de proposer des marchandises de tous ordre
à la cour du roi, au Dauphin et au Roi lui-même.
Cette entreprise est juste un peu en avance par rapport à
ce que sera sa charge d'argentier qui n'est pas celle d'un ministre
des finances, mais d'un fournisseur privilégié
de la cour.
Puisque nous sommes sur l'argent, il faut
savoir que c'est Jacques Coeur en cette fin de guerre de 100
ans qui va permettre le redressement des finances de la France.
Il sera à l'origine d'une monnaie nouvelle, le "
gros de Jacques Coeur ", qui redonnera confiance.
Quant à l'origine de sa fortune,
il va à la fois faire des affaires commerciales en vendant
à la cour ce qui venait du Levant, mais surtout, il traficotait
avec l'or et l'argent, le bi métallisme, étant
bien développé.
Il emportait des lingots d'argent estampillés par un petit
sceau royal emprunté à Charles VII et ramenait
de l'or an faisant " la culbute ".
On poursuit sur la rue Coursarlon et
on termine avec la traversée de la rue Moyenne
11 /Saint Aoustrillet.
C'est dans cette petite église qui
appartenait à la paroisse Saint-Oûtrillet devenue
Sainte Aoustrillet qui comporte encore des vestiges intéressants.
Dans le choeur de cette église, fut enterrée Macée
de Léodepart, la femme de Jacques Cur en 1452 alors
que l'ex argentier était en prison.
Saint Aoustrillet
C'est ici, dans cette
chapelle de Saint Aoustrillet que Jacques Coeur devait être
inhumé.
Oui, mes amis, je suis
l'épouse de Jean de Village, et Jacques Coeur était
mon oncle.
Et j'arrive de Marseille pour vous donner d'affreuses nouvelles.
Jacques Coeur était
parti sur une flotte de navires affrétée par le
Pape Calixte 3 et il est mort sur l'île de Chios le 25
novembre 1456, soit à la suite d'une blessure lors d'un
combat avec les turcs, soit à la suite d'une maladie,
soit de l'âge et des épreuves subits depuis des
années.
Il a été
enterré par les nobles qui l'accompagnaient et des marchands
génois qui lui ont fait des obsèques digne de son
rang.
Il a été
inhumé dans une crypte d'une église de Chios.
Et je n'en sais pas
plus.
Jacques Coeur, le 31 juillet 1451 est arrêté
au château de Taillebourg ( Charente Maritime, vers Saint
Jean d'Angély) et ses biens sont mis sous séquestre,
suite à une sorte de conjuration et fut accusé
de crime de lèse majesté, alors qu'il n'était
pas coupable d'avoir empoisonné Agnès Sorel, pas
plus que d'avoir spolié le roi Charles.
1451 - 1453 = procès "itinérant
" de Jacques Cur, au grè des déplacements
de la cour.
Soumis à la torture, il va tout
avouer ou presque, et sera condamné
29 mai 1453 = le jour de la chute de Constantinople,
la sentence tombe, c'est le bannissement à perpétuité
de Jacques Coeur, plus une amende de 300 000 écus.
1454 = à la fin du mois d'octobre, évasion du château
de Poitiers.
Errance vers Beaucaire, puis enlèvement avec Jean de Village
pour la Provence, Pise, Rome.
1456 = Il arme des navires pour le compte du pape Nicolas V afin
de faire une croisade au Levant. (11 juin, départ de la
flotte pontificale)
25 Novembre 1456 = Jacques Cur meurt dans l'Ile de Chio,
au large de la Turquie.
Quelques années après la
mort de Jacques Cur, ses enfants firent réaliser
un tombeau qui fut décoré par la statue d'un gisant
de l'épouse Macée, morte en 1453
L'ensemble fut pillé à la Révolution, et
ses restes furent dispersés.
Quelques années plus tard après
sa mort, Jean d'Authon est allé se recueillir sur la tombe
du grand homme à Chios.
Nous cherchons au titre des Amis de Jacques Coeur :
1/ L'église dans laquelle Jacques Coeur aurait été
enterré. Selon certaines sources, il a été
inhumé dans une Eglise des Cordeliers et il y en aurait
plusieurs à Chios, mais elle serait devenue une église
appelée Saint Nicolas, reconstruite sur les ruines de
la précédente.
2/ Il semble selon certains recherches récentes que la
crypte existe toujours, elle est très encombrée
mais comporterait des pierres tombales en bon état avec
les noms de plusieurs chevaliers ou nobles occidentaux.
3/ Sur cette tombe on doit lire "Hic jacet Jacobus Cordis".
Ce que nous cherchons c'est la réponse à quelques
questions :
1/ Des archéologues locaux ont ils effectué des
recherches dans des cryptes sur cette île de Chios ? et
avons nous la possibilité de connaître les résultats
?
2/ Pourrions nous avoir un plan très détaillé
de la partie urbaine de Chios avec la position des églises
dont celle de Saint Nicolas.
3/ Est-il possible d'aller voir dans cette crypte afin de "voir"
si une tombe porterait l'inscription "Hic jacet Jacobus
Cordis",
Car en conclusion, c'est ce que nous cherchons, une pierre tombale
avec l'inscription ci-dessus, une photo suffirait à notre
bonheur.
12/ Palais Jacques Cur
C'est un édifice civil qui ne comporte
aujourd'hui que les 2/3 de ce qu'il était dans les années
1450. Il se caractérise par une partie très Moyen
Age à l'Ouest et à l'inverse sur la façade
donnant sur la ville, c'est déjà la Renaissance
ou peu s'en faut.
C'est un édifice civil qui servait
de maison et à aucun moment un comptoir de vente, ceux
qui l'affirment disent des erreurs.
Il est très moderne et très fonctionnel avec les
cuisines, les salles d'apparat, la chapelle, les coursives, les
bureaux et... une salle dite du "trésor". Il
est remarquable par une architecture "en avance sur son
temps", sans symétrie, posé sur des remparts
sur une surface au sol de 4000 m2. Le coût de construction
est difficile à évaluer, on l'estime souvent à
100 000 écus ce qui fait environ 40 millions de francs
(de l'année 1996), ce qui semble assez logique si l'on
prend le coût d'un bâtiment actuel, mais ce n'est
qu'une approximation. le terrain seul a coûté environ
480 000 francs actuels (à voir en euros...), ce qui est
bien un prix objectif.
La fête au Palais
Vous me reconnaissez,
je suis Macée de Léodepart, l'épouqe de
Jacques.
En 1450, le Palais est
presque terminé. Mon mari, Jacques Cur donne une
fête dans la salle des festins, pour la réception
organisée à la suite de l'accession comme archevêque
de Bourges de notre fils, Jean. Ce sera une des rares occasions
pour nous de profiter de cette grand maison.
Il recèle des
merveilles architecturales qu'il faut chercher pas à pas,
les sculptures sont de très haute qualité et on
peut déceler un air de mystère et d'ésotérisme
dans certaines d'entre elles.
Cette demeure qui s'appelait
"la Grant'maison de Monseigneur l'Argentier" n'a jamais
été habité par le grand homme de Bourges.
Et j'y ai séjourné
que quelques mois.
La façade du Palais Jacques Cur
est-elle authentique ? Elle recèle son lot de mystères,
mais sans aucun doute par suite, au fil du temps, de diverses
modifications dans l'agencement des pierres et des sculptures
ont été effectuées.
En premier lieu, sous le dais, se trouvait une sculpture équestre
de Charles VII. Certains auraient voulu voir là, une effigie
de saint Martin, il n'en est rien.
L'architecte de Colbert en 1679 décrit bien la statue
du roi "armé de pied en cap en action de combattant,
sur un cheval caparaçonné".
Cette statue sera détruite pendant la Révolution.
Mais le mystère tient dans les deux personnages qui sont
situés de part et d'autre de la statue équestre.
Pour les uns, il s'agit d'une servante et d'un servant de Jacques
Cur qui attendent leur maître, pour d'autres, c'est
Jacques Cur lui-même qui s'est représenté
avec son épouse. Cette version semble la plus communément
acceptée aujourd'hui.
Mais c'est la position des personnages qui pose problème.
Ils regardent au loin
. Alors qu'il existe deux preuves
qui donnent une position inverse. En effet, à la bibliothèque
de Carpentras , un dessin de Peiresc datant du XVII ième
siècle montre le roi et les deux personnages le regardant.
Le titre en est "griffonnement de la figure de Charles VII
à Bourges".
Seconde preuve, plus loin de nous, la peinture en double page
d'un livre d'Heures, avec pour titre "le portement de croix
et la montée au calvaire", sur cette uvre actuellement
à Munich, on a une parfaite représentation du palais
Jacques Cur et les personnages sont comme Peiresc les décrit,
inversés par rapport à aujourd'hui.
Donc, c'est clair, les deux personnages regardent vers le roi.
Signalons tout de même que c'est à Bourges qu'apparaît
pour la première fois une statue équestre, motif
central d'un édifice civil, et ce thème sera ensuite
repris dans de nombreux autres châteaux
Il semble presque certain, avec une forte probabilité
que les personnages sont effectivement inversés, mais
il manque une preuve de plus, un document officiel.
Une autre sculpture pose problème, c'est le tympan avec
l'ange saint Michel et l'écu qui est oblique alors qu'il
était droit à l'origine semble-t-il. Cette sculpture
a été restaurée par Caudron en 1842. Sur
une miniature, il apparaît en effet droit et surmonté
d'un casque sur lequel était posé l'ange.